Sophrologie Gironde

Les chiffres alarmants de la souffrance au travail des soignants libéraux / Burnout, Hyperstress, Pénibilité :

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05 mars 2021 | par Caducee.net |  

La CARPIMKO (caisse de retraite des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes a publié une enquête édifiante sur la pénibilité à laquelle sont confrontés les praticiens de santé libéraux. …/…

Cette étude sonne comme un immense cri d’alarme sur l’état de santé psychologique des soignants libéraux après plus d’un an de crise sanitaire.

53 % des soignants libéraux présentent des signes de « BURNOUT »

Sur les 12 671 soignants              

  • 70 % présentaient des signes d’épuisement émotionnel ou de syndrome anxieux dépressif
  • 40 % de manière sévère.
  • 44,4 % constatent un certain cynisme ou des pertes d’empathie vis-à-vis de ses patients.
  • 20 % sont à un niveau sévère de non-accomplissement personnel, un sentiment d’inutilité de démotivation et perte de l’estime de soi.

En croisant ces données, le cabinet STIMULUS a calculé que 53,5 % des répondants présentaient des signes de Burnout, 15,9 % à un niveau important et 4,9 % à un niveau pathologique.

Avec 56,5 %, les infirmiers libéraux sont les plus touchés par ce syndrome, suivi de près par les orthophonistes (48,6 %), les pédicures podologues (48,5 %), les orthoptistes (39,8 %) et les masseurs kinésithérapeutes (32 %).

37,8 % des praticiens libéraux sont touchés par l’hyperstress

 « Nous voyons toute la misère du monde. Nous restons assez longtemps avec les patients et c’est souvent le moment où ils parlent de leurs soucis : il n’est pas toujours facile de supporter leurs souffrances. », explique Marie-Anne François, orthophoniste et présidente de la Carpimko pour le journal Lacroix.

Une pénibilité accentuée par le statut libéral de ces professionnels pour la CARPIMKO

Elle rappelle que la protection de la santé des praticiens libéraux est d’autant plus essentielle qu’elle permet la bonne prise en charge des patients et l’accès au soin sur l’ensemble du territoire. Elle plaide enfin pour la mise en place d’une réflexion sur la prévention de l’usure professionnelle et l’aménagement d’une fin de carrière adaptée pour tous ces professionnels de santé libéraux.

Un sentiment d’injustice est perçu par les IDEL au regard du peu de reconnaissance financière qu’ils ont.

100% des IDEL interviewés affirment aller travailler en étant malade.