Sophrologie Gironde

Comment gérer le stress ? Dans 70 établissements scolaires de la région Bordelaise

L’évènement Bordelais des ados… et dans toute la Gironde ! Près de 70 classes d’ados en visio pour comprendre et gérer le stress. Vous avez forcément un sophrologue près de votre établissement ! 

Communiqué de presse

La sophrologie à la rescousse du moral des Français (extraits)

Publié par le Syndicat des Sophrologues Professionnels (SSP) le 29 nov 2020

Olivier Véran, Ministre de la Santé a commenté le 19 novembre 2020 les résultats de l’étude CoviPrev sur l’impact psychologique de la pandémie Covid 19 sur la santé mentale des Français.

Le Syndicat des Sophrologues Professionnels (SSP) rappelle le rôle décisif de l’accompagnement sophrologique des personnes.

La sophrologie est une alliée puissante pour amortir les effets psychologiques dévastateurs de l’épidémie de la COVID 19 et des confinements successifs.

(…) Depuis la publication de l’étude CoviPrev, les commentaires et éditions fleurissent sur tous les medias. (…) : constat de la multiplication des états anxieux, l’aggravation des états dépressifs et des psychoses dans toutes les couches socio-démographiques de la société,

le Syndicat des Sophrologues Professionnels (SSP) rappelle que la sophrologie dispose d’outils psychocorporels ayant fait leurs preuves dans la diminution du stress et des états anxieux et que tous les sophrologues professionnels sont mobilisés aux côté du corps médical pour mettre au service des personnes leur expertise et leur savoir-faire.

Pourquoi la sophrologie est recommandée par l’OMS pour accompagner le traitement des états anxieux et dépressifs ?

La sophrologie stimule et renforce les ressources positives de la personne et lui permet de créer de nouvelles réponses psychosomatiques positives qui l’aident à faire face à l’épreuve de l’épidémie Covid 19.

 

Le sophrologue professionnel personnalise les prises en charges en fonction de l’état, du vécu de la personne et de sa demande. Il met en œuvre un protocole en quelques séances pour calmer les angoisses, pour circonscrire les douleurs psychosomatiques déclenchées par le contexte personnel et la situation inhabituelle liée à la pandémie, pour créer des espaces mentaux d’évasion et sortir ainsi du confinement.

La sophrologie a su s’imposer, depuis 50 ans, comme l’une des interventions non médicamenteuses les plus efficaces, les plus originales et les plus performantes contre le stress dans des domaines aussi variés que la médecine, le sport, la pédagogie, la gérontologie et les difficultés existentielles.

(…) Le sophrologue est un allié du médecin et du psychologue et intervient là où la parole atteint ses limites.

Lisez l’intégralité de l’article du SSP  ici

Un grand merci pour Sarah Hassine, porte-parole du Syndicat des Sophrologues Professionnels

Le taux d’anxiété des français a doublé en raison du confinement

«La vague de dépression qui arrive est inédite par son ampleur»

20% des Français ont des pensées suicidaires, précise Damien Le Guay, citant la Fondation Jean Jaurès. Selon le philosophe, la vraie pandémie est celle de la dépression accentuée par les confinements et la crise économique, et les autorités publiques semblent ne pas en avoir pris la mesure.

Par Damien Le Guay (philosophe et critique littéraire )

Publié le 23/11/2020 à 16:43, mis à jour le 23/11/2020 à 16:43

«D’après une enquête faite par Santé Publique France, le taux d’anxiété des français a doublé en raison du confinement». 107617003/Kaspars Grinvalds – stock.adobe.com

Le ministre de la santé nous met en garde: «une troisième vague» est sur le point d’arriver et il faut tout faire pour l’éviter. Troisième vague liée à «la santé mentale des français» qui se dégrade à toute vitesse. Les chiffres sont en effet alarmants. Les psychiatres disent faire face à une «vague dépressive» inédite par son ampleur.

D’après une enquête faite par Santé Publique France, le taux d’anxiété des Français a doublé en raison du confinement. Fin mars 2020 on est passé de 13,5% à 26,5%. Puis, après le déconfinement la situation s’est améliorée. Et là, en novembre, le taux a retrouvé celui de mars 2020. La part des dépressifs, elle aussi à doublée. En mars 2020 on est passé de 9,7 à 19,9 %. Et là, de nouveau, avec le second confinement, on constate que 21 % de la population est en état dépressif – soit deux fois plus qu’à la fin de septembre.

Quant à la consommation des antidépresseurs (qui est déjà à un niveau élevé en France) elle a augmenté de 20 % durant le premier confinement. Et là aussi, avec le second confinement. Évidemment cela touche tout particulièrement les populations les plus affectées par le sur-isolement qui n’en finit pas: les jeunes, les précaires, ceux qui vivent dans de petites surfaces ou les professions à risque.

Ainsi, 20 % des Français envisagent de se suicider.

Une autre enquête toute récente (dirigée par la fondation Jean Jaurès) indique un climat suicidaire puissant – ce qui confirme le lien direct entre crise et suicide. Selon cette étude, 20 % des Français envisagent de se suicider. Et comme le précise l’étude, les «passages à l’acte», en règle générale, viennent plutôt après les crises que pendant. Autre enseignement de l’étude: les «violences conjugales», sur lesquelles le gouvernement et la sphère médiatique ne cessent de communiquer, ne concernent que 1% des français.

Comme toujours, la prévention du suicide est le parent pauvre des politiques de santé publique. Chaque année, 9 000 personnes se suicident en France quand 198 personnes (chiffre officiel) sont mortes en 2019 en raison de violences conjugales.

Que propose le ministre face à ces états dépressifs qui concernent un français sur cinq? Un allègement de ces mesures restrictives de liberté et de vie sociales, au moins pour ceux qui sont au bord de la détresse et pourraient même passer à l’acte? Non. Une vaste campagne de communication – aussi importe que celle mise en œuvre pour lutter contre les «violences conjugales»? Non. Un vaste Grenelle des unités psychiatriques hospitalières qui manquent chroniquement de moyens? Non. Un vaste remboursement des consultations psychologiques? Non. Alors quoi?

Certes, dit-il, «il n’y a rien de bénin quand on ressent de la souffrance», mais une seule solution est proposée: un numéro vert, une écoute téléphonique, qui s’ajoute à toutes les autres téléphoniques. C’est faire bien peu de cas des millions de traumatisés du Covid qui survivent tant bien que mal dans ce climat délétère d’isolement forcé – avec son lot de méfiances généralisées et de limitation drastique de la compagnie des autres. Ajoutons à cela un climat de peur jamais connu jusqu’alors. La peur d’être malade, d’être responsable de la maladie des ses proches. Une peur au carré. Elle est en novembre, dans ce spleen hivernal, encore plus forte, après tous ces mois de claustration.

15 millions français sont en dépression. 13 millions de français ont des pensées suicidaires

Comment s’en sortir quand l’avenir est lui aussi morose, que le travail a retrouver ne sera sans doute plus là? Comment quand les écrans dégoulinent d’informations angoissantes? Comment quand les autorités courroucées font d’incessants rappels à l’ordre? Notre cœur est toujours alimenté par une mortifère perfusion cathodique. Alors, comment vivre un peu moins mal quand tout est fait pour que l’ont meurt à petit feux?

Quand il est question du virus du Covid, «la vie n’a pas de prix» et tout doit être fait pour l’éviter. Tout. Mais de bonnes paroles suffisent quand il s’agit de contrer le virus des troubles psychiques. Depuis le début de ce long hiver du confinement qui dure depuis dix mois (avec, au milieu, une pause estivale), des alertes sont envoyées, des mises en garde faites. Pour le bricolage bâclé des enterrements, Boris Cyrulnik tout au début a annoncé d’innombrables futures petites catastrophes anthropologiques.

Des spécialistes ont alertés. Pour l’infantilisation des personnes âgées, la suspension des visites, et les risques d’une tristesse mortifère, Marie de Hennezel s’est insurgée. Des psychiatres ont tiré la sonnette d’alarme. Des responsables d’unité psychiatriques ont dit être submergés. Les indicateurs sont au rouge. 15 millions français sont en dépression. 13 millions de français ont des pensées suicidaires.

Mais, pourquoi ce «tout va très bien madame la marquise»? De toute évidence, la logique administrative a du mal à considérer les «blessures invisibles». Pas vu, pas soigné. Ajoutons, qu’il n’y a pas de psychiatres dans les instances de décision – conseil de défense ou conseil scientifique. La logique médicale soigne les corps mais néglige les âmes. On compte les respirateurs, quand les asphyxiés psychiques doivent souffrir en silence.

Olivier Rey parle à juste titre d’une nouvelle idolâtrie : celle de la vie nue

Et puis surtout, pour nos dirigeants omniscients ces «états d’âmes» dépressifs, ne peuvent pas être des effets des remèdes qu’ils sont si fiers d’avoir administrés au pays. Dire, comme le dit le ministre, que ces gens-là souffrent «du poids de la solitude» est assez méprisant pour ces étouffés du cœur, ces prisonniers du dedans qui vivent avec des tempêtes intérieures. Nous voyons bien que les soins sont réduits à la portion corporelle. Olivier Rey parle à juste titre d’une nouvelle idolâtrie: celle de la vie nue. On comprend mieux pourquoi les gens fragiles, dénudés, ont encore plus froid aujourd’hui.

«La raison est régulière comme un comptable», disait Georges Canguilhem, «la vie anarchique comme un artiste». Nous souffrons d’avoir un gouvernement de comptable, un Premier ministre soucieux du bon ordre des choses, un ministre tout pétri de raison hospitalière, et un président trop intelligent pour être artiste. Dommage pour l’anarchie de la vie!